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INTEGRALITE DE L'INTERVIEW PARUE DANS SOIR INFO LES 17 ET 18 FEVRIER 2007
M. Le Président du Comité de Privatisation :
...Parlant de typologie de la corruption, sans recherche véritable, nous pensons au trafic d’influence. Ce sont des interventions intempestives pour acquérir des avantages .Ensuite on a l’acquisition d’avantages contre payement d’espèces sonnantes et trébuchantes. Il y a aussi le payement en nature : par exemple l’acquisition ou l’octroi d’avantages immérités contre le sexe. C’est le cas des notes sexuellement transmissibles (nst), par exemple. Il y a un autre type qui s’installe de façon insidieuse : ce sont les parrainages ou plutôt les demandes de parrainage qui tournent au racket. Parrainage de mariages, de baptêmes, d’anniversaires etc. Tout cela est une excroissance. Nous sommes devenus une société d’assistés, d’acquisition de droits sans y avoir droit. On dit qu’en Côte d’Ivoire tout est possible. Quand j’étais au lycée, pour nos booms on cotisait. Aujourd’hui automatiquement on cherche quelqu’un pour prendre les dépenses en charge, contre la loyauté, la soumission, la subordination. Du coup plus personne ne veut faire d’ effort pour réussir. Tout le monde se fait prendre en charge, tout s’achète ; On a relégué aux calendes grecques l’effort, le mérite et la compétence. La facilité est reine .Le gain facile surtout. Une société comme celle là court vers sa déchéance. Le cas des déchets toxiques est éloquent. Le sondage d’opinion ira plus loin.
2 - La stratégie de la sensibilisation
La sensibilisation a pour objectif de faire un battage médiatique contre la corruption pour donner mauvaise conscience aux corrompus et aux corrupteurs. Pour les affaiblir, les rendre coupables de mauvaises pratiques. Dans le même temps on donne confiance aux victimes de la corruption, afin qu’elles soient fortes et résistent. Nous utiliserons les techniques d’IEC, c’est-à-dire l’information, l’éducation et la communication. En plus clair nous ferons des conférences, des meetings à travers la Côte d’Ivoire ; nous allons utiliser la presse qui existe et créer un journal. .Nous utiliserons aussi les médias nationaux, télévision et radio et les radios locales. Pour l’instant nous avons dénombré une cinquantaine de radios locales. Nous allons aussi utiliser les circuits religieux organisés. Cathédrales, Eglises, temples, mosquées en nous appuyant sur les maîtres des lieux. Tous les autres circuits organisés ne seront pas en reste. Je pense aux associations et aux syndicats de toutes sortes, les chefs traditionnels, chefs de village et j’en passe.
Soir Info :
Quelles sont les autres stratégies ?
M. Le Président du Comité de Privatisation :
3 - La stratégie de la résistance
Au cours de la stratégie de la sensibilisation, dans les différents secteurs d’activités et surtout dans chaque chef-lieu de département, nous installerons une représentation de bénévoles qui aidera les victimes à résister. Cette représentation devra étendre ses tentacules jusqu’au plus petit hameau. Les structures devront assister les victimes de la corruption. La corruption prospère parce que les victimes sont seules, abandonnées. Elles ne savent pas où se plaindre. Il faut rétablir un certain équilibre pour que ceux qui vivent de la corruption aient peur et reculent. Dans cette phase nous avons pensé qu’un service de l’Etat pourrait les aider. Il s’agit du Médiateur de la République que nous n’avons pas encore approché. Peut être acceptera t-il ? Nous avons aussi prévu des manifestations devant les services viscéralement corrompus, récidivistes notoires et irréductibles. L’action en justice pour recouvrer les sommes indûment perçues etc. Nous pensons qu’avec ce mécanisme, les victimes pourront facilement dire non à la corruption ; et les corrupteurs et les corrompus feront un peu attention. Il y a d’autres mécanismes dans le projet mais on ne peut les citer tous...Page Suivante
